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Pretatourner is Coming Soon

Free online database for the cinema industry

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-Cinémantiel : Directors currently supported are from Lebanon, Italy, Australia, Morocco, USA.

Internet database for the cinema industry professionals (More than 6 000 feature film professionals on pretatourner platform)
-Actor’s and director’s profiles,
-First Screenplay Library
-Pet’s profiles,
-Location databases

Pretatourner is a free actor’s database for the exclusive use of cinema professionals. The actors’ profiles are accessed online by registered companies only.

Is your life-long ambition to act and appear on the big screen?

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Pretatourner is free, selective and confidential : our service allows you to benefit from a secure and invaluable networking system.

 Pretatourner offers an online service for location sourcing. The registration of your property within our digital catalogue is free of charge and the right to access the catalogue is exclusively reserved to production companies.

Your property is unique, be it a flat, a villa, a castle, farmland or land by the sea. It might therefore be considered as an asset for the production of a film if it corresponds to the atmosphere and period its producers wish to evoke. Furthermore, the hiring out of a property for a shoot can be extremely profitable for its owners and can contribute to the property’s up-keep. 

We do not touch any commission on these transactions. If interested in your property, the producers and directors send you a message directly to your pretatourner account and it is up to you whether or not you want to follow up on the proposal/offer.

Pretatourner  is a free and secure online casting service for pets and animals. Only registered cinema professionals and producers can access their profiles.

Pretatourner is a free referral service for any professionals that might interact with the audiovisual industry sector; lawyers specialised in Media Law and/or Intellectual Property Law, sound and image technicians, photographers, story-boarders etc.

Registration on our database is free of charge.

Pretatourner  is a  free and secure online screenplay library too!

About :

MSM

I have created preatourner platfom in 2006.

I’m feature film producer and screenplay writer. I’m an actress too.

http://www.pret-a-tourner.com

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Sans Queue Ni Tête

Alice Bergerac a un joli port de tête. Des traits distingués. Une culture vaste en histoire de l’art. Elle ne vit pas de sa culture des objets anciens. Elle a pourtant la profession la plus ancienne de la création. Elle se prostitue.

Alice dit ne pas avoir la force d’affronter le monde du travail. Elle rencontre Xavier, psychiatre, qui vient de rompre avec sa femme. Les consultations de Xavier le fragilisent. Finalement, n’est-ce pas lui qui est en attente, n’est-ce pas lui qui se cherche ?

Ces professionnels de l’Ecoute (psychiatres) ou du toucher (prostituée) auxquels on s’abandonne ne sont-ils pas eux-mêmes en quête de certitude, de réconfort, d’estime personnelle ? Ne sommes-nous pas « que des pauvres gens » comme le suggère Alice ?

Altruiste, Pierre vient trancher avec ces éternels et universels questionnements. Etre utile à l’autre, c’est paradoxalement se rendre inutile à l’autre, ou plutôt, refuser de le tenir dans une quelconque forme de dépendance, et lui donner les moyens de « s’en sortir » par lui-même.

Alice soutient notre regard. Dernier plan. Elle ne baisse plus le regard. Elle a relevé le défi. Elle relève la tête, grâce, précisément au refus de Pierre de la tenir en dépendance.

_A l’indépendance répond la dignité_

Projetée salle du soixantième, à Cannes, hors compétition, la dernière comédie de Woody Allen évoque les thèmes récurrents de l’insatisfaction en amour et du divertissement face à la crainte qu’inspire la finitude du temps et son irréversibilité. Obsédés, les personnages le sont chacun à leur façon.

Helena (Gemma Jones), fraîchement larguée après quarante ans de mariage, cherche, auprès de sa « diseuse de bonne aventure » confirmation de la probabilité de réalisation de ses désirs. Le désir prime la liberté. Le désir est premier. Avant de désirer une personne, on désire désirer une personne. Sous une apparente légèreté, on reconnaît les influences philosophiques du réalisateur.

Alfie (Anthony Hopkins), le mari vagabond de Héléna, lutte contre la fuite du temps, la vieillesse ou cette lente issue approchante qu’est la mort. Remise en forme dans des centres sportifs, remède contre l’impuissance sexuelle, l’illusion, comme le suggère le réalisateur n’est-elle pas plus forte que les remèdes ? Alfie propose à une prostituée d’entretenir sa forme, puis se prend dans les filets de l’illusion qu’il peut et la satisfaire, et lui plaire. Force de l’illusion et violence du principe de réalité.

Sally(Naomi Watts), la fille d’Héléna et Alfie, n’admire plus son mari (Josh Brolin), médecin reconverti à l’écriture. Elle aime son patron (Antonio Banderas) qui en aime une autre. Le désir se nourrit de la distance et d’attente. La reconnaissance est obsédante, pour chacun des personnages. Héléna cherche une personne capable de reconnaître à ses aspirations ésotériques une certaine consistance. Elle aime à se dire que nous avons plusieurs vies. Jonathan, le bel étranger que rencontre Héléna, veut que sa défunte épouse reconnaisse légitime sa relation avec Héléna au cours d’une séance de spiritisme. Le mari de Sally veut voir reconnaître son talent comme une qualité et non un accident.

L’illusion est nécessaire à la vie ? S’illusionner est-ce créer un sens, celui du contournement de vérités trop abruptes ? Héléna préfère croire qu’il y a plusieurs vies, Sally s’aveugle sur la supposée réciprocité des sentiments de son patron, Alfie s’illusionne sur l’intérêt strictement pécunier de la Bimbo qui partage son lit et sa carte de crédit…L’écrivain raté finit par croire que le talent reconnu au manuscrit volé est le sien… Noyer ses angoisses dans la poursuite d’obsessions temporaires, c’est finalement le point commun de ces personnages aux histoires d’amour contrariées croisées. « La vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien »,

Woody Allen cite Macbeth au commencement de sa comédie.

Reste que la quête de ses personnages a un aspect universel. Le sens est absent. La quête de sens l’obsession. Le désir, la principale passion de la raison. L’humaine raison.

Le 06 Octobre 2010 en salle.

Au-delà d’un bon divertissement et d’une adaptation réussie de l’ouvrage de Charles Dickens, Le drôle de Noël de Monsieur Scrooge est plus qu’un conte.

Allégorie de l’homme en proie à la fuite face à la misère et l’ignorance, que l’on retrouve chez Pascal, Le drôle de Noël de Monsieur Scrooge a ceci d’extraordinaire qu’il met en scène, par l’animation, une question intemporelle : celle de l’existence du Mal, corrélée à celle de l’Existence de Dieu. « Si Dieu n’existe pas, alors, tout est permis » écrivait Dostoïevski.

Là le Père Noël ou plutôt l’esprit du Noël Présent, fait remarquer à Monsieur Scrooge que la divinité, ou ce que Spinoza nommait le « grand tout » ou encore « la Nature » ne peut être tenue pour responsable de la misère.

C’est à l’homme de servir en luttant contre cette misère. La responsabilité humaine et la délégation que Dieu fait à l’homme, est au cœur de ce passage. C’est le Dieu est mort de Nietzsche, non au sens de l’absence de croyance humaine en une divinité, mais au sens de la capacité qu’a l’homme de créer ses propres valeurs, de tirer une force d’un savoir tragique en le transformant en mobile d’action : si la vie n’a pas de sens, alors je peux lui en créer un, c’est là le sens du Gai Savoir.

Lorsque Monsieur Scrooge voit le futur grâce aux visions que lui en envoie l’Esprit de l’avenir…. Il se voit minuscule et impuissant face aux évènements et dires qui succèdent à son décès. L’homme est petit face à la mort, quelque soit sa condition sociale. L’homme est vulnérable aux définitions qui enfermeront son être, la somme des actes que les autres auront retenus de lui. C’est le cas de son ancien Associé, Marley, enchaîné et ne pouvant réparer ses fautes, c’est le cas de Scrooge qui entend, par l’esprit de l’avenir ce que seraient les commentaires des autres consécutifs à sa mort.

La responsabilité individuelle est donc à la source de la Liberté. La responsabilité n’est pas tant ce qui me contraint, mais ce qui me libère de la contrainte première qu’est l’appréciation d’autrui, cet autre-là. Alors que Monsieur Scrooge ressentait comme une contrainte le fait d’être charitable envers les associations luttant contre la faim et l’indigence, il finit par VOULOIR, de tout son être embrasser la RESPONSABILITE de lutter contre cette indigence.

D’une part cette indigence viole l’idée d’humanité en chacun de nous, d’autre part cette misère renvoie l’homme à ses responsabilités. Quand Monsieur Scrooge opère une véritable métamorphose, ce n’est pas tant qu’il craint la mort, mais bien plus qu’il craint de n’avoir pas employé sa vie à Agir, et par-là même à appartenir à la chaîne fraternelle de l’humanité.

La dernière idée force revient au neveu de Monsieur Scrooge, « quand il se prive d’un dîner en famille, il perd un dîner » dit-il au sujet de son oncle qu’il qualifie d’animal. L’isolement ne protège pas Monsieur Scrooge, il finit par le consumer de ressentiment. Parce que seul le partage fonde la relation humaine. Que serait un homme seul ?

Savoir donner et savoir recevoir, sont les deux facettes de l’échange -au principe de toute vie-.

 

1/ Comment passe-t-on de l’écriture de romans à celle de séries télévisées, faut-il suivre une formation, une technique spécifique?

Dans les faits, je suis venu à l’écriture de romans puis à celle de scénarios de la même façon : en tant qu’autodidacte. Le virus de l’écriture m’a contaminé très vite, je devais avoir huit ou neuf ans.

Je rédigeais alors des poèmes et des nouvelles, des histoires qui me permettaient de m’évader, de transcender mon quotidien. C’est le livre de Pierre Boulle, « La planète des singes », qui a tout déclenché. Je me suis dit : « Voilà ce que je veux faire ! ».

Pour en revenir à l’écriture, qu’elle soit purement littéraire ou scénaristique, je crois que, même si les techniques diffèrent, la démarche est identique : le but est de raconter une histoire qui tienne la route, qui intéresse le lecteur/spectateur. Dans un cas comme dans l’autre, il y a donc des règles à respecter, même si l’univers audiovisuel est plus codifié et plus contraignant, tout simplement parce que les budgets conditionnent la faisabilité ou pas des films. Plus on a d’argent, plus on peut se permettre de choses.

Dans un roman, l’écrivain peut écrire ce qu’il veut, sans craindre que l’éditeur lui dise que c’est trop cher ! Il peut faire exploser la planète si ça lui chante ! Le scénariste écrit en fonction du budget, du nombre de jours de tournage, des décors disponibles, il se conforme au cahier des charges de la production… Je sais qu’il existe des écoles ou des ateliers où l’on apprend aux gens à écrire. Sincèrement, je ne crois pas que ça s’apprenne.

Très jeune, instinctivement, on sent qu’on est capable de le faire. Ça ne s’explique pas. Regardez les Beatles : Lennon et McCartney ne connaissaient pas le solfège, ils jouaient la musique qu’ils sentaient, comme elle venait. Idem pour Stephen King qui n’a suivi aucune formation, qui écrit sans plan. Et que dire de José Giovanni qui, après un séjour en prison, s’est mis à écrire, d’abord des romans puis des scénarios pour le cinéma, sans avoir suivi le moindre cours ?

Pour apprendre, il faut beaucoup lire et beaucoup écrire, tous les jours, confronter son style à celui des autres, expérimenter de nouvelles techniques, voir ce qui marche ou pas. Car l’auteur – qu’il soit écrivain ou scénariste – est en apprentissage toute sa vie.

2/ Vous captivez des millions de téléspectateurs avec les séries que vous écrivez, dont le Commissaire Valence, comment reconstituez-vous le réel?

Quand on écrit un roman ou un film policier – le cas de Commissaire Valence –, il faut bien sûr se renseigner un minimum sur le quotidien des flics. Pour ma part, je me suis souvent rendu au 36, quai des Orfèvres, j’ai rencontré les responsables des diverses brigades.

Mais si ce travail de documentation est important, il ne résout pas le problème majeur, qui est d’inventer une histoire cohérente et suffisamment accrocheuse pour captiver le téléspectateur. Et puis, dans la réalité, la résolution d’une enquête policière prend beaucoup plus de temps que dans les livres ou les films !

 Pour une série comme Valence, il faut aussi tenir compte de la personnalité de Bernard Tapie, qui sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas. Plusieurs choses entrent en ligne de compte dans l’écriture d’un scénario : le sujet, les contraintes de la production et la personnalité des acteurs principaux… Tout est une question d’adaptation.

3/ Concrètement combien de temps vous prend l’écriture d’un épisode? Etes-vous entièrement libre du contenu?

 L’écriture d’un épisode peut être rapide, deux ou trois mois. Mais ensuite, il est passé au crible par la production, les acteurs, les agents des acteurs et le diffuseur. Plus il y a de personnes qui donnent leur avis, plus c’est long. Un scénariste doit rester humble, à l’écoute, motivé, il doit être réactif et endurant car les revirements et les corrections sont incessants, souvent jusqu’au premier jour de tournage, et même pendant…

4/ Quels sont vos projets pour la rentrée? Et vos projets pour le Cinéma?

Je travaille sur deux séries. Concernant le cinéma, je développe des sujets avec deux réalisateurs. Tout cela prend du temps, et pas mal d’énergie !

5/ Une série française peut-elle s’exporter? Comment expliquez-vous le succès des séries américaines?

Le succès des séries américaines s’explique en grande partie par le savoir-faire indéniable des équipes, des budgets plus importants, et aussi par la liberté de ton : des programmes comme Dexter ou The Shield ne verront jamais le jour en France car ils sont jugés trop noirs, trop décalés, trop subversifs…

Je crois que c’est un mauvais calcul car en tant qu’auteur de thrillers, je peux vous assurer que ce sont principalement des lectrices qui viennent me voir dans les salons. La violence et le sexe présents dans les polars ne les choquent pas du tout, au contraire ! La société a évolué, même si certains font semblant de ne pas le voir !

6/ Donnez-vous des cours de formation? Etes-vous Script Doctor?

Pour l’instant, je ne donne pas de cours même si j’envisage cette éventualité dans un futur proche : je crois que, quel que soit notre métier, la transmission de notre savoir est une chose importante. Il m’arrive de faire du script-doctoring, sur des séries télé ou sur des longs métrages.

7/ Si vous deviez vous définir en une phrase?

Un rêveur qui travaille chaque jour à la réalisation de ses rêves.

8/ Si vous deviez proposer une réforme dans le secteur audiovisuel, que préconiseriez-vous?

Qu’on fasse davantage confiance aux auteurs, qu’on améliore leur statut, car après tout ils sont à l’origine des films et des richesses qu’ils génèrent !

9/ Quel est votre réalisateur préféré et pourquoi? Quel est votre écrivain favori, et pourquoi?

Citer un seul réalisateur est difficile. J’adore Antonioni, qui m’a beaucoup impressionné avec des films comme Blow-Up, La Nuit ou L’Eclipse. Il se concentre sur la pureté des sensations, sur la frontière souvent fragile entre la réalité et l’illusion, il dépeint comme personne les affects et les névroses de ses personnages, sans recourir aux dialogues. C’est un génie.

Le cinéma de Melville, stylisé et singulier, me parle aussi. La lenteur des situations, le silence (ses héros ne sont pas très bavards !), ses cadrages et son montage, tout cela a inspiré Kurosawa plus tard ! Spielberg qui, avant la trentaine, accouchait du film de genre absolu, virtuose et parfaitement maîtrisé : Les dents de la mer… Côté écrivains, je vénère les maîtres de la Hard-Boiled School, Dashiell Hammett et Raymond Chandler. Hammett pour sa peinture brutale, sans concession, de la société américaine et de la nature humaine, Chandler pour sa maîtrise des personnages et ses envolées lyriques.

Mon maître reste Richard Matheson, l’écrivain par excellence.